Poèmes : #  A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z #  

Titres en C

Cirque à remettre
Croyance anatomique
Carnivores
Coup de fil d'Ariane
Chercheuse d’or
Coterie
Concession
Champs De Flammes Rires Et Larmes
Code Couleur
Colonie
Conte pour enfants sages et adultes avertis
Chantier aux champs
Croquer à pleines dents
Consignes
Comptine d’amants
Combattant du 25 novembre 2016
Canicule
Comme à l’accoutumée
Ciel lourd d'orage
Chacun son tour
Cent papiers
Contre le froid
Ce matin
Conflits générationnels
Cas d'espèce
Cercle fermé
Couleur locale
Club Éros
Chapeau perdu
Ce qui retient
Coupe-coupe
Conditions salon
Ciel de lit
Corps pour elle
Ceci n’est pas une chanson
Coup d'état
Concours de boule
C'est pas un arc en ciel
Compagnie
Convalescence amoureuse
Couscous merguez
Colombes de paix
Cantate pour tout l'amour du monde
Changer de régime
Cassés
Clair-obscur
Ce que raconte la nuit
Coups de mains
Cadavre en rade...
Ce qui reste d'un homme
Chaise électrique
Chère Flamme
Centre ville
Capital-City
Conversation avec le coeur
Crime contre l'humanité
Coquillages cassés
Contre-chant
Cracheurs-de-feu-vendeurs-de-pluie
Captivity
Coeurs en sueur
Charles Fourier pourvoyeur d'étoiles
Chasse ouverte
Crevettes grises non-épluchées
Combat d'esprit
Caillot
Chemin perdu
Capoue
Chuchotement d'amour
Contorsionniste
Ce qui ne tue pas réveille plus fort
Casse-croûte
Cher Mal-aimé
Constellation
Couler l'encre
Collines
Culte Dodo
Chères mélanines
Chambre à part
Ce soir
Coeurs battant
Cuir fatigué
Coupable d'innocence
Couvre-chefs
Cavalier seul
Captive
Comptoir des monopoles
Ces efforts pour rien
C'est beau dans la tombe
Comptine
Ces regards dans la nuit
Commémorations
Contraste
Chevrotine
Chez Bernard
Coups de coeur
Circulaires parfois
Confession
Capitaine Nemo
Concerto en do majeur
Cure de jouvence
Chant d'adieu d'une sirène
Clair de lune
Congé du bâtiment
Cellule
Coupez !
Ce qu'est l'ennui
Ce que nous nous disions...
Contrastes
Catwalk
Contrôleur
Complexe
Charte du peuple noir
Couleur de miel
Compte-gouttes
Client facile
C'est l'printemps !
Coupe-gorge
Ce jour-là et pas un autre...
Consanguins
Choc thermique
Chant d'amour à Manja
Cupidon
Colonize
Chants de la traversée 2
Chemins séparés
Cueillir le beau temps
Callipyges
Ce que le matin dit à la rose...
Charbons ardents
Contradictions
Couleur café
Ce bas monde
Coeur de lutteur
Cheminée
Couleur tristement belle
Congo
Ciel et terre
Chaleur des compliments
Cordon coupé
Chien et loup
Choeur battant
Chute libre
Compte à rebours
Cauris
Conquérant
Chambre froide
Chantal
Confession
Croyance
Chaîne alimentaire
Courage
Coquetterie
Conviction
Calcul
Ce qui touche le coeur
Charline Perrault, point
Chou-chou
Cosmos
Charline Perrault, la suite
Charline Perrault
Ce qui nous tue
Conjugal
Chatteries
Crottin d'or
Coeur à vif
Carpe diem
Conseils
Coquilles vides
Compagnons
Ce que j'aime
Ciel ouvert
Conditio humana
Coffre-fort
Comprends moi
Couteau de miel
Cécité
Coquelicot
Crossroad
Conteuse d'étoiles
Conjugaison
Crise de nègre
Combats en retraite
Cedant arma togae
Chère Sofia...
Climatique
Charlito
Ces instants infinis
Conquêtes
Chaque matin
Compte de faits
Cent fois
Chienne de vie
Consensus nauséabonds
Carpe diem
Cast the spell
Cible mouvante
Chevaux dans la grisaille
Corps Port Aile
Césarienne
Ces gestes que l'on ne compte pas
Cécité
Création
Châtiment exemplaire
Celle du plus fort
Canapé-vert, mon quartier !
Cette place
Cette terre qui change
Carpe diem
Ce regard-là...
Contemplation
Chimérique
C'est comme cela que je t'aime ...
Cours de rattrapage pour la troisième esquisse...
Cogito
Comme une vague
Crépuscule d'un vécu
Cours d'anglais
Courir après le vent
Cris du coeur
Ces rues au bout du monde
Changement de régime
C'est fini...
Ces secrets qu'elles partagent avec la lune
Cent pour Sang
Costa Rica
Congo, Coeur d'Afrique
Cri d'amour (à toi Maman)
Ce qu'on nous cache
C'est possible !
Comptine
Confession (part 1)
Cascades
Ce cri
Congo
Carré Noir
Ce bateau
C'est l'heure où...
C'est l'heure où
Ca fait mal
Coeur Noir
Chant de la traversée
Candy
ça ne fait rien...
Can't Forget About U
crescendo
Cigognes
Corps de Femme
Congé de dépression
Cardiophobie
Celui qui aime la Rose supporte ses épines
Conversation with God
Chut!
Carcéral
Café noir

Vous lisez

C'est comme cela que je t'aime ...

Issopha,  le 04.01.2011


Il y a des soirs comme ça où
Longeant les ruelles de ma tristesse têtue,
Je cherche une âme à qui parler et je te sais là quelque part,
Belle ombre légère dans la brise qui chante,
À écouter ma peine silencieuse.
Lucide, tu me sais deviner par instants,
Vide de toi, vide de tout et sais ces moments où rien ne vaut le silence...
*
Tu te risques souvent, hardie,
Dans l'épaisse brume de mon île intérieure,
Jardin de brisures, abri mystique de mes secrets les plus fous, les plus flous.
Tu y rentres comme un soleil espion, brûlant, caressant,
Et viens tiédir ma vie agitée par trop de passions déchirantes et stériles
D'un baume d'habitudes nouvelles.
Ta main armée de ton coeur de lionne me cherche me sonde,
M'appelle, juste ce qu'il faut...
Et quand lasse de ne me rencontrer point
Là où j'ai mal à ma vie et... à l'amour
Tu t'effondres au seuil de ma porte close et t'endors obstinée sur un rêve de moi;
Oui lorsque malgré tout tu m'espères encore plus fort...
C'est comme ça que je t'aime !
*
Toi seule sais l'art délicat
De m'effleurer au plus vrai de mon essence
Rongée par les tsunamis de la vie.
Jusque dans les mille et une fêlures de mon âme,
Tu insinues un risque sentimental qui m'affranchira sans doute de mon puéril.
Ta générosité de femme et cette rage amoureuse
De me découvrir à la lumière du jour et de l'authentique
Tombent les masques de la honte, odieux souvenirs, baisers de façade.
Quand tu prends ma tête contre ta poitrine chaude,
Buste alcôve protecteur et généreux de moi,
Quand tes lèvres lénitives dans mes forêts douloureuses
Farfouillent l'intime de mes pensées volages et volcaniques,
Ah ! Femme de flamme, vérité de femme...
C'est comme ça que je t'aime !
*
J'aime le contact de tes doigts de velours sur mon corps cadavérique d'attente !
J'aime les légendes odorantes que susurre ton souffle anisé sur ma peau aride.
J'aime l'escorte tendre que me prêtent tes mots d'amour jusqu'aux plaisirs du dormir...
Dormir enfin du plus extatique des sommeils que je n'ai pas connus avant , oh minuits d'absence !
Et lorsque pour un rien d'angoisse
Mes envies animales d'adulescent s'éveillent de mon Vésuve intérieur,
Lorsque tendrement tu leur opposes ton rythme d'amour
Si paix, si mûr, si temps, si femme...
C'est comme ça que je t'aime !
*
Lorsque tu me parles des maux d'amour
Avec les mots d'amour les plus purs, les plus simples, les tiens ;
Lorsque de tes mots d'amour tu me parles d'amour,
D'espoir, de liberté et de victoire ;
Lorsque qu'avec tes mots qui chantent
Tu me parles de l'enfant qui attend toujours
Dans un coin de ma tête le retour de qui, de quoi...
Lorsque par tes mots d'amour je réapprends le pas sûr,
La cadence juste, l'acte mûr de l'homme devenu...
C'est comme ça que je t'aime !
*
Je garde tout pour moi chichement, effrayé par les demains de dénuement.
Pourtant tu m'enrichis à tout me prendre, sans mot dire, rassurante, simplement.
Rentrer avec toi dans la danse de la vie,
Telle est mon unique certitude d'ici-bas, maintenant.
Endurer avec toi les rudes saisons du désamour,
S'exalter ensemble des mélodies du bonheur.
Oser mon coeur vers le tien, mon corps aussi.
Et mes larmes asséchées depuis si longtemps.
Mon temps est le tien et ton sang le mien
Mon combat, tout seul je le perds !
*
Démesure, ma seconde nature !
Ma tête en flammes se constipe d'indomptables folies de grandeur :
Fanon, Hercule, Virgile, Césaire, Funès...
Je me rêve obstinément phénoménal, sortant de la vie obstinément phénoménal.
Pourtant tu prends la belle habitude de me bousculer humainement,
Comme pour me ramener à la juste mesure de mes possibles limites :
Etre un homme ordinaire, Farouchement banal,
Parti pour se rencontrer et se reconnaître enfin
Avec toi...grâce à toi
*
Je t'aime à n'en plus pouvoir comme l'ami à La Boétie
Parce que c'est toi... et pas une autre
Quand tu hasardes ta main sur mes doigts anémiés de mère
Et tes yeux au fond des miens,
Comme pour traquer l'époux qui tarde à naître en moi.
*
Quand tout redevient si simple à comprendre,
Toutes ces attentes quelques fois puériles aux atours d'amour
Et l'espérance d'une femme comme toi...
Quand au mépris de la peste d'étranger qui Sisyphe en moi
Tu tentes malgré tout le geste qui aime...
C'est comme ça que je t'aime !
*
C'est pour tout cela que je t'aime !

 

Commentaires

Sellou Diallo, 19.06.11, 0:48:38
De si beaux mots d'amour qui apaisent tant de maux
Mon coeur...
Galia, 04.02.11, 22:44:27
Quel beau témoignage d'amour!
cloclo, 06.01.11, 10:37:59
tres joli poème!!! ça fait chaud au coeur!!!
Du courage à vous et toujours bonne chances. Vous nous redonnez gout à l'amour !!!
Agni , 04.01.11, 1:42:21
D'une finesse tranchante et d'un charme ravageur, j'adore =) Chapeau bas monsieur
Monique Phoba, 04.01.11, 0:09:22
Sans voix, Issopha ! En dire plus déparerait ce texte ... parfait !

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