Poèmes : #  A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z #  

Titres en C

Cent papiers
Contre le froid
Ce matin
Conflits générationnels
Cas d'espèce
Cercle fermé
Couleur locale
Club Éros
Chapeau perdu
Ce qui retient
Coupe-coupe
Conditions salon
Ciel de lit
Corps pour elle
Ceci n’est pas une chanson
Coup d'état
Concours de boule
C'est pas un arc en ciel
Compagnie
Convalescence amoureuse
Couscous merguez
Colombes de paix
Cantate pour tout l'amour du monde
Changer de régime
Cassés
Clair-obscur
Ce que raconte la nuit
Coups de mains
Cadavre en rade...
Ce qui reste d'un homme
Chaise électrique
Chère Flamme
Centre ville
Capital-City
Conversation avec le coeur
Crime contre l'humanité
Coquillages cassés
Contre-chant
Cracheurs-de-feu-vendeurs-de-pluie
Captivity
Coeurs en sueur
Charles Fourier pourvoyeur d'étoiles
Chasse ouverte
Crevettes grises non-épluchées
Combat d'esprit
Caillot
Chemin perdu
Capoue
Chuchotement d'amour
Contorsionniste
Ce qui ne tue pas réveille plus fort
Casse-croûte
Cher Mal-aimé
Constellation
Couler l'encre
Collines
Culte Dodo
Chères mélanines
Chambre à part
Ce soir
Coeurs battant
Cuir fatigué
Coupable d'innocence
Couvre-chefs
Cavalier seul
Captive
Comptoir des monopoles
Ces efforts pour rien
C'est beau dans la tombe
Comptine
Ces regards dans la nuit
Commémorations
Contraste
Chevrotine
Chez Bernard
Coups de coeur
Circulaires parfois
Confession
Capitaine Nemo
Concerto en do majeur
Cure de jouvence
Chant d'adieu d'une sirène
Clair de lune
Congé du bâtiment
Cellule
Coupez !
Ce qu'est l'ennui
Ce que nous nous disions...
Contrastes
Catwalk
Contrôleur
Complexe
Charte du peuple noir
Couleur de miel
Compte-gouttes
Client facile
C'est l'printemps !
Coupe-gorge
Ce jour-là et pas un autre...
Consanguins
Choc thermique
Chant d'amour à Manja
Cupidon
Colonize
Chants de la traversée 2
Chemins séparés
Cueillir le beau temps
Callipyges
Ce que le matin dit à la rose...
Charbons ardents
Contradictions
Couleur café
Ce bas monde
Coeur de lutteur
Cheminée
Couleur tristement belle
Congo
Ciel et terre
Chaleur des compliments
Cordon coupé
Chien et loup
Choeur battant
Chute libre
Compte à rebours
Cauris
Conquérant
Chambre froide
Chantal
Confession
Croyance
Chaîne alimentaire
Courage
Coquetterie
Conviction
Calcul
Ce qui touche le coeur
Charline Perrault, point
Chou-chou
Cosmos
Charline Perrault, la suite
Charline Perrault
Ce qui nous tue
Conjugal
Chatteries
Crottin d'or
Coeur à vif
Carpe diem
Conseils
Coquilles vides
Compagnons
Ce que j'aime
Ciel ouvert
Conditio humana
Coffre-fort
Comprends moi
Couteau de miel
Cécité
Coquelicot
Crossroad
Conteuse d'étoiles
Conjugaison
Crise de nègre
Combats en retraite
Cedant arma togae
Chère Sofia...
Climatique
Charlito
Ces instants infinis
Conquêtes
Chaque matin
Compte de faits
Cent fois
Chienne de vie
Consensus nauséabonds
Carpe diem
Cast the spell
Cible mouvante
Chevaux dans la grisaille
Corps Port Aile
Césarienne
Ces gestes que l'on ne compte pas
Cécité
Création
Châtiment exemplaire
Celle du plus fort
Canapé-vert, mon quartier !
Cette place
Cette terre qui change
Carpe diem
Ce regard-là...
Contemplation
Chimérique
C'est comme cela que je t'aime ...
Cours de rattrapage pour la troisième esquisse...
Cogito
Comme une vague
Crépuscule d'un vécu
Cours d'anglais
Courir après le vent
Cris du coeur
Ces rues au bout du monde
Changement de régime
C'est fini...
Ces secrets qu'elles partagent avec la lune
Cent pour Sang
Costa Rica
Congo, Coeur d'Afrique
Cri d'amour (à toi Maman)
Ce qu'on nous cache
C'est possible !
Comptine
Confession (part 1)
Cascades
Ce cri
Congo
Carré Noir
Ce bateau
C'est l'heure où...
C'est l'heure où
Ca fait mal
Coeur Noir
Chant de la traversée
Candy
ça ne fait rien...
Can't Forget About U
crescendo
Cigognes
Corps de Femme
Congé de dépression
Cardiophobie
Celui qui aime la Rose supporte ses épines
Conversation with God
Chut!
Carcéral
Café noir

Vous lisez

Comme une vague

Issopha,  le 03.12.2010

...Je m'appelle
Caïn.

Sur les pentes de l'incertain
Que martèlent sanglotant mes pas d'errant
J'insinue mon regard avide de soleil

Sur les immondes boulevards de l'espace.
Boréal, tropical, oriental, c'est le même vent
Qui flâne ; vénal, infernal, portant en tous lieux
Rage, dépouilles, chiures et miasmes.

Je me lasse un peu plus chaque jour
Des fleurs du décor, des vices de l'envers
Je vais, je viens, je tangue à vue, sans but

Que veux-je ?

...Placenta.

Brûle, brûle dans mes entrailles l'ardent désir
Du Retour dans l'antre obscur du vagir primal
Lacrymale, c'est la rivière qui coule en dedans
Silencieuse, non-violente, désireuse d'amour simplement

Je vais au trop galop, je vais mes pas haletant
Partout où tout sépare, désert où tout se perd
Paradis où tout est vain Ici n'est jamais ma patrie
Je suis le Sisyphe des ailleurs inconnus

Partir encore, partir toujours, tel est mon rocher

Où vais-je ?

...Grisaille.

Le temps qui passe sauvage me ravage
Et moi encore ici à quêter les contours improbables
De mon moi mou mû par le vent
Du destin, de l'Ecrit, de la Chose, je ne sais...

Mon sang chauve n'est pas rouge,
glacial effroi comme l'inconnue
Inconnus : terre, mère et le reste
Souvenirs et avenir, nus, ténus, détenus
dans le vague imbécile de je ne sais où !

Le brouillard de la vie, coincé entre moi et moi
M'assène de sèches tendresses
et m'égare de tout, de toi, de moi.

Qui suis-je ?

...Amour.

j'appelle amour le champignon vénéneux
qui érode les racines des baobabs

j'appelle effroyable le Dieu-silence
qui somnole sur les lambeaux des suppliciés

j'appelle Homme , j'appelle Homme...
Rien de ce qui m'est familier

Horreur ? Damnation ?

Que sais-je ?

...Final.

Mon coeur en pâture volage
sur les vagues des bonheurs fugaces
ma foi chancelante éprise de visqueuse désespérance
dévorent ce qu'il me reste de feu , de mots , de souffle...

Qu'y puis-je ?

Issopha
Extrait du recueil "Errances ou de la Haine de Soi"(1997-2007)

 

Commentaires

Monique Phoba, 03.12.10, 0:59:17
Ebouillantée par ces mots en pleine électrocution, j'ai bien de la peine à me faire un jugement. Rythmes et sentiments échevelés et sourde angoisse se conjuguent sans voiles. Et l'on sait le destin de l'humain déjà tracé sans espoir...

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