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Titres en S

Scorbut
Salle des fêtes
Si Dieu était une femme
Soumission
Sourde Oreille
Shawri
Soul-Full
Sunset Boulevard
Somnambule
Samson en chemin
Stérile
Société de consumation
Sans histoire
Signe de vie
Seul domicile connu
Sexiste
Sous Un Casque Bleu
Sur des peintures de Christine Aubeye
Somnifère
Soir de relâche
Sur le site
Soul searching
Spontané
Supplément
Salto mortale
Sado-macho
Sirène
Sourire du vent...
Snapshot
Scintillements
Surprise
Sacrilège
Sans trop le vouloir
Saint-Sauveur
Saint Patron Des Silences
Scaphandre
Sans abri
Samantha
Sado
Sans doute
Songe à la douceur...
Sur ses gardes
Séparation de corps et biens
Sacré Monsieur !
Sur la route
Spécimen
Selfie
Seule au monde
Scrutin
Sans-abri
Secondes noces
Slam qui écoute le Jazz de Toufik Farroukh
Sous un ciel
Sang et eau
Style empire
Soleil Esquimau
Soul survivor
Stop !
Simiesque
Sparadrap commando
Sacro-saint
Siamois
Sans réfléchir
Spéléo
Sans collier
Soleil dépassé
slow motions
Souci de collectionneur
Simplicité
SOS Migrants (Épisode 1)
Silence
Sans froid
Surface
Strange fruits
Secret d'alcôve
Scènes d'hiver, scènes de vie
Soleil
Slowing down
Sauvages
Spectacle
Sirènes
Souhaits
Sourire de jais
Semer le vent
Sur le boulevard du 30 juin (Partie I)
Solitude 52
Solitude 87
Soupape
Sans rien entendre
Sans titre
Sincérité
Solitudes
Spleen des diamants
Sur-le-champ
Salve d'ogives
Souvent
Sans rancune
Silence
Susceptible
Silhouette ébène, les mains trop usées d'un artiste oublié
SDF
Signaux de détresse
Sang
Songe et mensonge
Sur mon papier glisse ma plume, elle s'use et cela m'amuse.
Sens en éveil
Sauve-qui-peut
Sens dessus dessous
Sentiment
Suicidaires avertis
Sans titre
Se souvenir
Silence trop bruyant
Smoke and Mirror Breaks
Son père
Sadomaso
Solitaire
Seconde chance
Sang d'ancre
Sans cesse
Say it loud
Soft Sounds of Love's Embracing Chase
Sans filet
Sommeil
Sagesse temporaire
Sous l'Epée de Damoclès
Sur le front
Sweet Caress of Summer's Light
Sobre
Suite pour violoncelle
Si la nuit
Sarments de vignes, serment d'ivrogne
Sauvez les sirènes !
Siffle mais ne parle pas
Soupir
Si
Sa grotte
Sur ma terre d'Afrique
Stigmates
Souvenir
Summer rain
Son Intime
Sonorité
Scalpel
Schizophrènes
Songe d'une mort rêvée
Stockholm
Salle d'attente
Son désir d'enfant
Sa raison de naître
Son absence
Sur mes pages
Sans titre
Sade (Pour Helen Folasade Adu)
Songe d'un soir
S.D.F., Sans Dignité Fixe...
Souffle
SMS
SOS sans avenir
Sans-façon
Safari
Soie noire et dentelles
Septième jour
Sadia, deux ans déjà
Substitut
Surréaliste
Sur l'oreiller
Sablier
Satine
Sentiments Nés Sous X
Sans titre
Sur le creux de ta bouche...
Sweetest Love
Sept secondes...
Spleen
Sur le fil
Subversif
Seigneur de mon Âme !
Sans aile
Suicides

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Sur mes pages

Treizor,  le 05.03.2010


Sur mes pages, je transcris mes maux par mes mots
Des pages blanches, des pages de songes
Des mirages que ma vie ronge
Des pages d'or, des pages de rage
Pas de page qu'on essore, paroles de femme sage

Des pages avec ou sans marge
Tout dépend si je place un cadre ou si je prends le large
Si je construis ou brise mon château de cartes.
Mes pages sont une éponge qui s'imprègne d'éléments
Je ne parle pas de ceux qui sont de terre, d'air, d'eau ou de feu
Mais de ceux qui font que dans mon langage, il y ait le terme
«châtiment».

Des pages vierges au goût de miel, parfumées du désir charnel, qui deviendront cicatricielles.
Des pages en papier recyclé que je m'obstine à conserver, c'est dur de zapper le passé.
Des pages tachées de café, lapsus par maladresse pour dissimuler ma détresse.
Des pages quadrillées où l'ironie de l'alphabet de mon récit sera emprisonnée.
Des pages lignées, recalées à l'antidopage pour overdose de mots bafoués.

Sur mes pages, je sème des graines de chimères,
Je laboure mon jardin secret et en récolte les fruits avortés
Que je m'assure de bien protéger au fil barbelé
Par pudeur, et puis ils ont souvent un goût amer
Aspergés d'un « taboucticide » pour les moissons inavouées.

Sur mes pages abîmées, je fais fi d'utiliser ma plus belle plume
Je m'efforce de tourner la page de ce qui sera une mauvaise fable
Bluffée par la volonté à vouloir écrire un roman de fortune
Des gouttes d'encre gaspillées pour un chapitre irrecevable
Un brouillon raté pour lequel je n'éprouve plus qu'amertume

Des pages écrites à l'indélébile obstiné à ce que personne ne puisse les effacer.
Des pages écrites à l'encre sympathique que, seuls les atypiques, pourront décoder.
Des pages marquées d'un signet, intercalées pour que l'instant présent puisse vite être retrouvé.
Des pages cornées, déchirées voire arrachées, et ce, avec ou sans regret.
Des pages jetées au feu pour des paroles parties en fumée.

Sur mes pages, je mets à nu la face cachée de mon esprit
Pages fatales, pages idéales qui incarnent le masque du mal
Des déjections de mots qui gangrènent mes récits
Si tu savais comme j'en souffre des lacrymales
Un garrot serré qui prive l'encre de couler en larmes

Sur mes pages de garde, je mets les plus beaux coloris
Ce fantasme fou de vouloir enfin clore mon manuscrit
Sur mes pages, j'appose un panel de paraphrases
Écorchées par des sous-entendus juxtaposés à chacune de mes phases
Serties de remarques en bas de page

Des pages blêmes, des pages bohèmes adeptes de la poésie urbaine.
Des pages écrites à l'encre de chine où je courbe l'échine de ma mine.
Des pages de partition où la mélodie de ma mélancolie rime avec dévotion.
Des pages à la fleur de l'âge, pseudo littérature qui se perdure de ratures en écriture.
Des pages jaunies par les illusions, ridées par le sablier du temps et envahies d'annotations.

 

Commentaires

Mwami, 16.11.10, 14:05:37
Chère Treizor,

Bravo! Je reconnais cette grandeur d'âme, ce discours percutant, ce coeur palpitant, ces mots et maux d'esprit. Longue vie cette étoile!

Chris Levo, 18.10.10, 2:10:46
Un poème qui tout au long de son contenu garde cette véhémence qui la relève.

Il est autant interminable que fluide. Ce qui traduit une grandiloquence que je salue au passage. Il est agréable à dévorer et témoigne un énorme travail de fond qui passe inaperçu aux yeux du commun des mortels.

Rythmé, il chatoie par la diversité et la richesse d'une plume affûtée.

Bravo !!!

Treizor, 15.03.10, 19:15:37
@ Olfa : Merci beaucoup
@ Cassandra : Encore merci de me lire, bien que ce ne soit qu'entre les lignes que je tente de me dévoiler un peu, je suis touchée d'être lue
Cassandra, 12.03.10, 13:06:57
J'aime! Pages écornées, tant d'écrits; toujours autant d'appréhension à en livrer le contenu entier. Trésors bien cachés;-) très jolis mots Treizor.
Olfa, 10.03.10, 14:38:35
Superbe texte!
Treizor, 07.03.10, 12:07:59
Un très grand merci, je suis touchée.
Malik Bee, 06.03.10, 18:33:13
C'est très bien écrit. A la fois inspiré et inspirant, ton poème écrit à l'encre de chine est un bel hommage à la poésie urbaine, y' pas de doute!

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