Poèmes : #  A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z #  

Titres en J

Jusqu’à la morsure
Jeu préféré
Journal d’un retour. (Extrait 5)
Journal d’un retour. (Extrait 4)
Je suis loin...
Jungle Humaine
J'ai toujours voulu
Journal d'un retour. (Extrait 3)
Journal d'un retour. (Extrait 2)
Journal d'un retour. (Extrait 1)
Judas
Jouets sortis de l'ouate
Jour férié
Jour ouvrable
Jamber les déconvenues
Joseph D.
Jeux de rôles
Jumelles
Juices
Jambe de bois
Johnny Negro
Jamais
Jardin secret
Jozefa
Journal intime
Jours heureux (Le vieux machin)
Jazz à Jericho
Je te pleure ma Forêt Kongo
Jusqu'à c'qu'amour s'ensuive
J'en rêve encore
Jungles d'accueil
Just Like A Dream
Journée de la femme
Janvier
Je n'ai rien vu à Bukavu
Je sais pas
Jeu de mains
Je m'en vais
Jazz
J'en ai rien à cirer de ton dernier voilier
Je roule à gauche, à droite...
Jouir d'ouïr et ouïr de jouir
Je sais
Jardins piégés
Je ne le dirai pas
Je ne me fatigue pas
Je veux
Jeux d'acteurs
Juste besoin
Je ne vous dirai pas...
J'abandonne
J'emprunte
Je t'aime
Je suis à la fenêtre
Jeux d'enfants
Je marchais
J'ai perdu mon mouchoir
Jugement dernier
J'abrite
J'avais rêvé
Je ne suis qu'un corps
Joy
Je te regardais...
Je n'irai plus rue Sombre
Je reviendrai
Je suis
Jeu de société
Je t'aime
J'aimerai que ce soit lui
Je serai ton fond marin (Extrait)
Journal intime
Je te hais
Just one
Je l'aime trop
Juge
Jusqu'au trognon
Jouer avec le feu
Je t'oublierai
Jour sans
Jeu de guerre

Vous lisez

Johnny Negro

Nganji,  le 11.02.2015


ils m'ont défait de mon armure

malgré l'haltère soulevé des milliers de fois,
ils me l'ont enlevée

elle ne pouvait rien pour me protéger
vraiment rien
face aux hommes de loi
ou plutôt
d'une loi tordue
par quelques uns
pour me faire la fête,
pour se payer ma tête
comme ne le fait
nul véritable fonctionnaire
dans aucun autre poste de police

je l'avoue

entrainer des centaines d'uppercuts
dans un sac de gym
ne m'a jamais préparé à ceci

être tabassé
sans pouvoir
me servir de mes poings,
c'était beaucoup trop demander
à mon armure

à genoux,
j'entendais à peine
la pluie de coups
qui tombait

les sports de combat
me plaisaient davantage
sur le tatami

le bruit des corps
qui s'entrechoquent
suivant les règles martialles
n'a rien à voir
avec celui d'un mur
que l'on vous écrase dans la figure

cela ne fait pas le même effet
non plus

une fois

deux fois

trois fois

ils ne m'ont pas laissé le choix

j'ai donc quitté mon armure
en muscle de chair

j'ai abandonné
l'enfer brisé de mes os

de toutes façons

ils ne soutenaient plus mon souffle

perdu avant l'heure

j'ai fini par arrêter de faire le poids

face à l'injustice

 

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