Poèmes : #  A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z #  

Titres en D

Deux Mains
Der des ders
Dans la vie il n’y a pas que des seins
Descendre
Derrière les paupières
Des illusions
De merde
Démonstration de force
Difficile
Double nationalité
Déjeuner à Castellane
Désoeuvrement
D'Eden déteint
Dix vins
Deux bouts
Diagnostic
Duels de sauterelles
Double peine
Dernière de classe
De corps pas d’esprit
Du doigt à l’enclume
D'abord
Du bout des doigts
D'amour
Douleurs jouissives
Du haut de ma fenêtre...
De la poésie
Devenir l'autre
Décousue
Déjà-vu
Divertimento
Dès qu'il pourra se libérer
Des reproches
Duel
De toutes mes forces
Dave & Momo
De là à là
Dans la lutte des classes
Danses d'entrailles
Derrière leur dos
Dans le bruit
Drame de l'Immigration
D'amour
Divague
Déviation
Donnant donnant
Désarmée
Dans une si grande ville
Debout
Dans l'abribus
Diapason
Dans le plus grand désordre
Défilé
Derrière nos serrures
Danseuses
Dortoir des grandes
Détournement
Dimanches
Derrière le mur
Dans ma tête
Deux décennies
D'instinct
Dans la boîte d'ennuis
Différence assassine
Délestage
Des idées et des pains
De saison
De marbre
Dans le noir
D'instinct
Des draps frais
De la vie
Diététique
Distinction
Désir
Dans La Froideur De La Nuit
Des mots
Darwin
Demande
Des bonbons pour la paix
Dédicace
De l'autre côté du rivage
De nouveaux rendez-vous
De justesse
D'écorce
De fil en aiguille
Dans la perspective d'une vie passionnante...
Déception
Des coups
Dénombrement
Des rêves et des hommes
Des petits larcins
Déchirement
D'autres mots
Dédicaces entre les lignes
Dans mes mots
Doute
Donne moi
Des lunes
Des hauts et des bas
Dit la mère grand...
Déclic
Désir
Destin
Défense d'aimer
Doute
Des chiffres et des lettres
Demandez-lui
De Gorée à la Maison-Blanche
Des grandes villes
Du feu
Douteux lendemains
Des allers sans retour
Dunes
Destinée d'amour
Dis à tes mains
Dead End
Dust in the wind
Deflecting Conclusion
Diptère en l'air
Dans mes bras
Délit, des lits, délires
Dialogue de sourds
Dans tes yeux
Dans nos plaies
Douce France...
Diplomate
Dépôt d'armes
Depth of Moment's Drug
Dieu merci
Deux corps
Distrait
Désir infini
Des mots d'amour
Debout Congolais !
Duo
Démangeaison
Démissionnaire
Disputes Aquatiques
Détachement
Dépassé
Douleur fantôme
De seconde main
Durant l'étreinte
Dédicace
De passion
Douce folie
Délation
Divine envie
Devoir de mémoire
Diary of a player
Dans ce monde (extrait)
Dans l'intimité
Dernière cigarette
Diary Of A Predictable Demise (2007)
Disorder in the Mirror
Dame des dunes
Des cris...
De l'art au soir et du vide au matin
Dans le noir

Vous lisez

Douce France...

Issopha,  le 07.12.2010


Oui...
Puis il y a cette pièce concentrationnaire,
Oppressante de senteurs infectes
Et de colocataires aux gueules canailles.
Demandeurs d'asile, quêteurs de mieux.

Pauvres racailles inquiètes de leur avenir en terre de France.
Le soleil d'occident leur brûle les ailes,
pauvres Icare à l'agonie au large de Gibraltar.
Fiers fers de lance de leurs nations décadentes.

Pourtant ils prendront demain le même chemin.

L'El dorade qui les emporte recrachera leurs corps
Au coeur des océans, à l'orée des détroits,
Ou parqués dans de miteuses garçonnières
Qu'embrasent la misère, le mépris et l'oubli volontaires.

La dette coloniale a du prix !

Impossible ne serait donc pas français.
Blanche n'est pas leur peau noire,
Blanche peau qui destine
À l'humaine considération
À l'aptitude de faire l'histoire.
Noirs, Noirs, Noirs,
Descendance impure d'anciens et éternels serviteurs,
Flanqués, se convainc-t-on, de l'inhumaine senteur.

Yaguine, Fodé, Diallo ou Ndongo, qu'importe !
Ils reprendront demain le même chemin.
L'héritage d'Africa est mort.
Leur putain de raison de rester est morte.

Rêves occis, espérances des peuples,
“chicotées” et ensanglantées, mal parties, jamais parties
mortes espérances, mortes par leurs impiétés...

...Eux, rebuts tropicaux de Machiavel
Partenaires à la vie à la mort des Bien-penseurs d'Occident fussent-ils fils d'immigrés hongrois
Plus français que fiers fils de la Gaule
Révisionnistes décomplexés,
haineux de la "Repentance"
Inventeurs de la nouvelle France d'Afrique...

Tout ce qui reste de sève
aux aventuriers noirs de l'Ancien Monde ?
Injectée dans le fantasme de l'ailleurs !

Rêves d'Occident, rêves trop gras, rêves ingrats.
Là où on est bien, là est la patrie.

Me voici donc réfugié en Terre de France.
"Sans importance" de cette hospitalité mensongère
Robustesse des préjugés suprématistes.
Mais il n'est rien d'humainement bon.

France, hypocrisie est ton nom.
Métro, boulot, resto, partout des regards d’effroi.
Peur de l'étrange-r, peur de la diffé-F-rence
Peur de ceux qui supposément n'aiment pas France
Mais France n'est pas africaine !
Afrique n'est pas à toi France !

Mélanger c'est pécher au « Pays des blancs ».
Ici le temps semble mort comme l'amour.
Artifices, artefacts de vérité, Vitesse infernale,
Vertige du dehors, vertige du dedans,
Folies et mensonges à l'écran, trop de gens à cran.

Où donc repose cette douceur de toi
Célébrée par le Fou Chantant ô fausseté de femme ?
France, tu n'es pas africaine ! Afrique n'est pas à toi France !

Honte aux Extrémistes du Républicanisme
qui excluent à tout va !
Honte aux Chantres de la Préférence Nationale
qui prostituent l'Histoire à tout va !
Honte aux négationnistes et nostalgiques
du Temps des colonies, qui méprisent à tout va !

Mais je ne te quitterai point, France.
Et toi non plus d'ailleurs...

...Paris,

Paris aux chansons et images qui témoignent de l'amour

Mais Dieu ! Que de solitaires dans la foule !
Que d'âmes saoules de ne se parler qu'à soi !
L'humanité meurt en chaque homme sans toit
Mort par trop de froidure... sociale.

Mon âme accablée ce soir incline au blues...

Bluesy, my blue come true, blues...

Fade chanson
Que celle du bonheur
Monocorde opéra
Que l'hymne à la joie

Tristesse
Des jours de pluie
Tristesse des aurores et crépuscules
O tristesse de sèches tendresses
Ma voix hélas
Ne sait fredonner que toi

Céleste mélopée,
Ô blues

Chante !

 

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