Récente inspiration

Le monologue d’Angela D.

Nganji,  le 15.05.2018


Martin used to say : « I have a dream ».
I say : « No you don’t. You have a job ! ».

Some friends call me Angela D. But for you, today, I’ll be the iconic lady with the fro. The FBI fugitive. The political prisoner. The black Panther Queen. The communist struggling for the total liberation of the human race. The intersectionalist.

Yes, I can be all that.

You know, Martin used to say : « I have a dream ». I : « No you don’t. You have a job ! »

Actually. It reminds me of Denzel in « Training Day » : « You think you can do this to me... King Kong ain’t got shit...»

Denzel... The actor. Tout le monde sait que c’est un acteur. Il n’y a aucun doute là dessus. C’est comme Golshifteh Farahani, vous savez que c’est une actrice.

Peut-être que dans la vraie vie on cherche constamment un équilibre entre les étiquettes que les autres nous collent et celles que l’on veut se coller à soi-même.

Jacques Brel, Maggie De Block, Patrice Lumumba, Léopold II... Tous des acteurs, peut-être.

Maybe today I am the Angela D. you want me to be for one and only one reason. Because, it helps me pay my bills. Parce que ça m’aide à payer mes factures.

The constant battle. Liberté Individuelle contre Pression collective. I am tired of that. That... struggle. C’est comme tenter d’égaliser « Liberté, égalité, fraternité » sans y croire ou de crier « L’union fait la force » sans dénoncer les sournois conflits culturels qui aplatissent un pays.

Or better :
« In God we trust »
Unbelievable ! Right ?
Why God ? Why God and not Goddess ? Why not « In Goddess we trust » ?

C’est incroyable, non ?

Anyway.

I want to break free !

I want to break freeeeee.
Just like Freddie.

Jouer un gangster dans un film de Martin Scorsese. Passer un casting pour Wong Kar-wai. Apprendre en travaillant avec Ava DuVernay. Espionner Nuri Bilge Ceylan. Rendre hommage à Ronit Elkabetz. Me faire conseiller par Alice Diop. Rencontrer Joachim Lafosse. Copier la direction d’acteur d’Hirokazu Kore-eda. Emprunter le génie des premiers Asghar Farhadi. Embrasser Emayatzy Corinealdi. Jouer un Mobutu fuyant vers le Maroc dans un film de Quentin Tarantino. Avant d’assister à l’avant-première du biopic que Kaouther Ben Hania aurait réalisé sur Winnie Madikizela-Mandela.

Pourquoi ?

Parce que c’est mon job. Celui que j’ai choisi.

I don’t have enough time left on this earth to only play the roles you want me to play. I wanna chose mine, myself. I wanna pray Kimpa Vita on my way to Tanzania with Miriam Makeba and sing « Malaïka, nakupenda Malaïka... » if I want to.

That’s a great freedom.

Don’t you think ?

Fuck it !

Peut-être que ma coupe afro est fake.

Fake news ! Fake Donald ! Fuck the duck Trump !

Alors quand... I mean... so when Martin says : « I have a dream »
I can’t help but say : « No, no, no, Martin, you don’t ! You have a job ! »

 

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